Cent jours pour convaincre

Cent jours pour convaincre
A un peu plus de trois mois de son entrée en Coupe du Monde, l'équipe de France va disputer un match amical contre la Slovaquie. Cette rencontre face à un adversaire modeste sera l'occasion pour certains appelés surprise d'espérer taper dans l'oeil du sélectionneur et accrocher le wagon des 23 qui partira pour l'Allemagne l'été prochain.

Calée entre deux semaines de Coupe d'Europe, la rencontre amicale contre la Slovaquie au Stade de France est-elle primordiale pour l'avenir des Bleus ? Certainement pas. S'il est bien sûr important de réaliser une belle prestation pour la confiance, les trois rencontres amicales qui auront lieu une fois la saison terminée (les 27 et 31 mai contre le Danemark et le Mexique, le 7 juin contre la Chine), juste avant l'entrée en lice de l'équipe de France en Coupe du Monde le 13 juin face à la Suisse seront sans doute de véritables tests. Il faudra tout de même afficher une certaine motivation pour aborder cette rencontre placée au milieu d'un calendrier surchargé : «Ce match, il faut le faire pour que les joueurs se retrouvent et se rappellent que même s'il y a la Ligue des Champions ou le titre à jouer en championnat, il y a aussi la Coupe du Monde dans trois mois. On doit le garder dans un coin de sa mémoire. Elle est loin mais elle est là. Cela va aller très vite» explique le sélectionneur Raymond Domenech. Certains joueront d'ailleurs très gros à l'occasion de cette rencontre. Ce sera en effet l'occasion de se montrer et prouver sa valeur sous le maillot bleu. Des «revenants» comme Mickaël Silvestre (36 sélections), Louis Saha (8) et Philippe Mexès (6) qui n'ont plus été appelé au minimum depuis un an et demi ou encore deux autres bleus qui porteront bien leur nom puisque François Clerc et Jérémy Toulalan sont appelés pour la première fois dans le groupe. Une chance unique pour ces joueurs alors que le sélectionneur Raymond Domenech avoue avoir déjà sa liste des 23 pour le Mondial en tête «à deux ou trois noms près» . Les places seront chères avant le dépôt de cette fameuse liste prévue pour le 15 mai dernier délai par la FIFA.

Les Slovaques ne viendront certainement pas dans l'antre qui a vu les Bleus se hisser sur le toit du Monde en 1998 comme de simples sparring-partner. «Pour la Slovaquie, ça sera un match de prestige. Pour la France, ce match sera un bon test à quelques mois de la Coupe du Monde. Cela devrait être un bon match» analyse Alexander Vencel ancien gardien de la sélection et vieille connaissance du Championnat de France après avoir évolué au Havre et à Strasbourg entre 1994 et 2005. La Slovaquie, malgré un statut de nation secondaire du football européen n'est pas passée très loin d'une qualification pour le Mondial, échouant seulement au stade des barrages face à l'Espagne (défaite 5-1 à l'aller, 1-1 au retour) après avoir fini deuxième de son groupe, derrière le Portugal mais devant la Russie. La jeune sélection slovaque, seulement douze ans d'existence, est une vague connaissance pour l'équipe de France, leurs seules confrontations datant des éliminatoires pour l'Euro 1996 (0-0 à l'aller, 4-0 au retour). Un adversaire relativement inconnu pour les Français et le grand public, alors que son attaquant titulaire Szilard Nemeth a débarqué à Strasbourg au mercato.

Les déclarations top^

Alexander Vencel, ancien international slovaque, sur Football365 : «Il y a quelques années, nous n'étions peut-être que deux à évoluer à l'étranger et jouer régulièrement. Aujourd'hui, de nombreux joueurs sont partis et jouent. On commence à suivre l'exemple de la République tchèque où les joueurs sont titulaires dans les grands clubs. Si cette équipe peut rester ensemble, pourquoi pas envisager une qualification pour le prochain Championnat d'Europe» .

Zinedine Zidane, capitaine de l'équipe de France : «Ces deux jours nous ont servi à nous organiser concernant les sponsors, les médias, tous ces détails que nous n'aurons plus à gérer en mai pour nous focaliser uniquement sur le terrain» .

François Clerc, appelé surprise pour la première fois en équipe de France, 14 matchs de L1 au compteur : «C'est bien sûr une surprise d'être ici, mais j'accueille cette convocation avec une grande fierté. Il faut prendre le temps de savourer ce moment. Il est vrai que depuis un moment tout va très vite, c'est difficile de tout intégrer. Il est certain qu'avec cette convocation chez les A mon statut va changer. A mon arrivée à Clairefontaine, j'étais un petit peu impressionné» .

Louis Saha, de retour chez les Bleus après un an et demi d'absence : «Il reste plus plusieurs mois avant l'annonce de la liste pour la Coupe du Monde. Il peut encore se passer beaucoup de choses et de nombreux paramètres seront pris en compte par le sélectionneur. Chaque opportunité de montrer ses qualités est importante, décisive je ne sais pas (...). Je suis plus fort qu'avant. Je suis à 100% physiquement et en pleine confiance» .

Les statistiques top^

0 Comme le nombre de sélections de François Clerc (Lyon) et Jérémy Toulalan (Nantes). Au lieu de figurer avec l'équipe de France espoirs comme prévu, le baptême en Bleu pourrait avoir lieu pour les deux néophytes s'ils rentrent en cours de jeu.

24 Le nombre de mois séparant Philippe Mexès de sa dernière sélection en équipe de France (contre la Belgique) et la rencontre de mercredi soir. Après un passage très difficile à l'AS Roma, le défenseur de 23 ans a retrouvé la grande forme ces derniers mois en même temps que son équipe et devra justifier son étiquette de «nouveau Laurent Blanc» .

29.65 La moyenne d'âge des 20 joueurs sélectionnés pour cette rencontre. S'il y a quelques airs de nouveauté, ces Bleus n'en restent pas moins expérimentés.

44 Le rang de la Slovaquie au classement FIFA. Rien de très impressionnant sur le papier pour une rencontre qui servira à tester ou relancer certains joueurs et peaufiner quelques automatismes.

L'option tactique top^

Un début de réponse concernant le gardien qui sera titulaire en Allemagne ? Si Raymond Domenech certifie ne pas avoir encore pris sa décision, Fabien Barthez sera préféré dans les cages à Grégory Coupet. Un signe de confiance après l'erreur du Marseillais sur le but de Bolton en Coupe de l'UEFA jeudi dernier. Autre affaire délicate à gérer, celle d'Abidal. Le latéral gauche revient de blessure et son club de l'Olympique lyonnais a fourni un certificat recommandant de le laisser au repos. Le joueur se déclare apte. Il ne sera pas titulaire, le revenant Silvestre prenant sa place à gauche mais pourrait rentrer en cours de jeu. Au milieu, Vikash Dhorasoo, laissé à la disposition de l'équipe réserve au PSG, sera titularisé alors que Anelka connaîtra en attaque sa troisième titularisation de suite en Bleu, de bon augure pour le voyage en Allemagne. L'attaquant de Fenerbahçe remplace Henry qui soufflera sur le banc, et aura comme compagnon d'attaque David Trézéguet. Les vétérans Zidane et Thuram seront alignés d'entrée dans un 4-4-2 classique. Parmi les cinq lyonnais, aucun ne sera titulaire afin de ne pas envenimer les relations entre la Fédération et l'encadrement du club quadruple Champion de France. Du côté slovaque, l'attaquant Marek Mintal, véritable révélation de la Bundesliga l'an passé (24 réalisations et le titre de meilleur buteur avec Nuremberg) est forfait pour la rencontre alors que le nouvel attaquant de Strasbourg, Szilard Nemeth, sera vraisemblablement titulaire.

La composition de l'équipe : France : Barthez - Silvestre, Boumsong, Thuram, Sagnol - Dhorasoo, Vieira, Diarra, Zidane (cap) - Anelka, Trezeguet
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# Posté le mercredi 01 mars 2006 14:34

La Louvière prend un point au Standard, victoire du Brussels

La Louvière prend un point au Standard, victoire du Brussels
La Louvière prend un point au Standard, victoire du Brussels


BRUXELLES Le Standard et La Louvière ont partagé l'enjeu 1-1 mercredi soir à Sclessin en match d'alignement de la 21e journée du championnat de Belgique de football. Dans l'autre match d'alignement de la soirée, comptant pour la 22e journée, le Brussels a
battu Westerlo 1-0.

Après avoir manqué un penalty en première période, le Standard a ouvert le score par le Roumain Niculae. Les Loups, réduits à dix suite à l'exclusion de Lecomte, égalisaient grâce à Durieux. La Louvière est 16e avec 21 points.

Le Standard compte 46 points et revient à la hauteur d'Anderlecht et du FC Brugeois, avec toutefois une victoire de plus.

Le FC Brussels s'est imposé en fin de match grâce à un but d'Andersen. Les hommes d'Albert Cartier pointent en 9e position du classement, Westerlo est 6e.
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# Posté le jeudi 23 février 2006 15:19

UEFA

UEFA
L'année des Français ?
23 févr. 2006 - Par Nicolas Lagavardan



L'OM et Monaco ont l'avantage du terrain lors des 16è de finale retour et doivent vaincre Bolton (0-0 à l'aller) et Bâle (1-0 à l'aller) pour se hisser au tour suivant. Bien placés pour la qualification, Strasbourg (0-2) et Lille (3-2) tenteront de préserver leur avance face au Litex Lovech et à Donesk. De son côté, Lens est condamné à l'exploit face à l'Udinese (3-0 à l'aller).

Avec cinq clubs encore en lice, la France est le pays le mieux représenté à ce niveau de la compétition. Si Lens a fort à faire pour retourner une situation compromise par la sévère défaite du match aller à Udine (3-0), Marseille, Monaco, Lille et Strasbourg peuvent encore prétendre à se retrouver en huitièmes de finale. Et pourquoi pas aller au bout de la compétition et décrocher enfin un premier titre pour la France en Coupe UEFA... Marseille et Lille semblent les mieux armés pour parvenir au but. L'OM peut s'appuyer sur deux finales en 1999 et 2004 et un marathon entamé au coeur de l'été. Lille comptera sur l'expérience engrangée en Ligue des champions et sur la solidité de son collectif. Un véritable atout dans les confrontations aller/retour. Quid de Strasbourg ? Les Alsaciens sont toujours invaincus dans la compétition et n'ont rien à perdre. Les concurrents les plus sérieux au trophée devraient être, sauf surprise, l'AS Roma, le FC Séville et Hambourg qui occupent les places d'honneur dans leurs championnats respectifs. Des formations solides certes, mais pas imbattables. En attendant de s'y frotter, les Français doivent assurer dès ce soir leur qualification pour les huitièmes de finale.

Marseille doit confirmer top^

Privés de leur entraîneur Jean Fernandez hospitalisé depuis le week-end dernier et opéré mardi de calculs à la vésicule biliaire, les Marseillais feront tout pour lui offrir la qualification. Les Olympiens n'ont pas entamé le marathon européen en juillet avec l'Intertoto pour s'arrêter en si bon chemin. Après un match nul prometteur à Bolton (0-0), les Olympiens comptent une nouvelle fois sur la ferveur du Vélodrome pour faire pencher la balance de la qualification du bon côté. Si l'enfer est promis aux Anglais, la tâche des Marseillais n'est pas aisée pour autant. Privés de Maoulida et Pagis non qualifiés et de Lamouchi et César blessés, les coéquipiers de Barthez doivent gagner pour se qualifier. Et retrouver l'efficacité offensive qui les fuie depuis plusieurs rencontres. «Ca reste toujours du 50/50, analyse Barthez. C'est une équipe qui ne lâche pas, une vraie formation anglaise qui dispute tous les ballons jusqu'au bout» .

Lille en danger top^

Les Lillois auraient pu se rendre en Ukraine l'esprit libéré si le match aller n'avait été si long. Quatre minutes de trop exactement qui permettaient au Shakhtar d'inscrire deux buts et se relancer pour la qualification (3-2). Les hommes de Puel ont toujours un petit avantage qu'il s'agit au moins de préserver, sinon de fructifier à Donesk. Un challenge tout à fait dans les cordes des Nordistes. Même privés de Makoun, les Lillois ne veulent pas commettre deux fois la même erreur de concentration. «On s'est mis en mauvaise posture. On aurait pu s'éviter un gros match là-bas, mais il faudra le réaliser» , a prévenu Puel. Le vécu accumulé par le LOSC en Ligue des Champions face à Manchester United ou Villarreal devrait servir ce soir en Ukraine pour atteindre les huitièmes de finale de la Coupe UEFA.

Monaco n'a pas le choix top^

Les Monégasques ne sont pas en position de force à l'heure d'accueillir Bâle. Battus (1-0) au match aller malgré une bonne prestation, les hommes de Guidolin font du surplace en championnat et ont le moral dans les chaussettes. Sans Di Vaio ni probablement Gillet mais avec Vieiri en pointe, l'ASM doit retrouver ses valeurs face à des Suisses qui peuvent se contenter du match nul. Monaco devra donc faire le jeu et tenter d'ouvrir le score le plus rapidement possible, tout en préservant sa cage. De nouveau disponible, Roma pourrait en être le gardien. La tâche des Monégasques est compliquée mais pas désespérée. Soucieux de briller à quelques semaines du Mondial en Allemagne, Vieiri a là une occasion de montrer à son sélectionneur qu'il est toujours un magnifique attaquant, capable de faire la différence.

Les dés semblent jetés pour Strasbourg et Lens top^

Strasbourg peut envisager sereinement le match retour à la Meinau face au Litex Lovech. Battus logiquement sur leur pelouse (0-2), les modestes Bulgares ne semblent pas en mesure de retourner la situation face à des Alsaciens invaincus en Coupe UEFA. Une bonne occasion d'engranger un peu de confiance en vue de la course au maintien et faire plaisir aux supporters qui bravent le froid pour soutenir leur équipe. Pour Lens en revanche, la partie est mal engagée. Lourdement défaits à Udine (3-0) au match aller, les Sang et Or sont condamnés à l'exploit face aux Italiens. Pour cela, les hommes de Gillot doivent retrouver tout leur punch offensif, imposer un défi physique intense, faire preuve d'efficacité offensive et ne pas prendre de but ! Au tour précédent, Lens avait renversé une colline nommée Sampdoria. Cette fois, c'est une montagne qui se présente à Bollaert.

Jeudi 23 février 2006 top^

Shakhtar Donesk – Lille (18h)
Strasbourg – Litex Lovech (19h)
Lens – Udinese (20h45)
Monaco – FC Bâle (20h45)
Marseille – Bolton (20h45)
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# Posté le jeudi 23 février 2006 15:05

Arsenal

Arsenal prend une option
22 févr. 2006 - Par Alix Dulac



Grâce à son arme fatale Thierry Henry, Arsenal l'emporte en terre espagnole aux dépens du Real Madrid (0-1). Un succès qui place évidemment les Gunners en position de force en vue du match retour à Highbury. Le Milan AC tient en échec le Bayern à l'Allianz-Arena (1-1) tandis que Benfica domine Liverpool (1-0).

17 matchs sans la moindre défaite à Santiago Bernabeu en Ligue des Champions. Voilà la jolie série du Real Madrid qui prend fin. La faute à un match solide de la jeune classe anglaise emmenée par Arsène Wenger et un but tout en dribble et vivacité de Thierry Henry (victoire 0-1 des Gunners). La bande à Zidane, qui a fait de la C1 un de ses objectifs majeurs cette saison, est déjà sous pression alors que dans quinze jours se profile le match retour à Highbury.

Arsenal qui rit, Liverpool qui pleure. Les tenants du titre ont été battus par Benfica (1-0). Les Reds ont cédé à Lisbonne en fin de match sur un but signé Luisao (84'). La formation de Rafeal Benitez aura l'occasion lors de la seconde manche à Anfield de démontrer si elle a conservé sa capacité sur la scène européenne à se sortir de situations délicates.

L'autre choc de ces premiers huitièmes de finale a accouché d'un nul entre le Bayern Munich et le Milan AC (1-1). A l'ouverture du score de Michael Ballack (23'), Andreï Shevchenko répondait sur penalty (57'). Un score de parité qui profite donc aux Lombards pour le moment et qui constitue une petite surprise du côté de l'Allianz-Arena cette saison sur la scène européenne. En effet, le Bayern avait jusqu'à présent remporté l'intégralité de ses matchs à domicile en C1.

Les résultats des huitièmes de finale : top^

Bayern Munich – Milan AC : 1-1
Ballack (23') – Shevchenko (pen 57)

Benfica Lisbonne – Liverpool : 1-0
Luisao (84')

Real Madrid – Arsenal : 0-1
Henry (47')

PSV Eindhoven – Lyon : 0-1
Juninho (65')
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# Posté le jeudi 23 février 2006 15:02

Lyon

Lyon au forceps
22 févr. 2006 - Par Alix Dulac



L'OL l'emporte à Eindhoven (0-1). Un succès construit autour d'un coup franc victorieux de Juninho. Malgré l'expulsion de Sidney Govou, les Gones n'ont rien lâché et prennent déjà un avantage intéressant en vue du match retour à Gerland.

Dans les coulisses du match top^

Le PSV, c'est un peu le Lyon hollandais. Une formation solide, dirigée par un entraîneur de talent, Guus Hiddink. Une équipe qui totalise cette saison sa dixième participation d'affilée à la Ligue des Champions. Pas mal. Enfin, un bloc équipe qui, en dépit des nombreuses et régulières saignées qu'il subit en fin de saison, est numéro 1 dans son pays et présent sur la scène internationale. Le tout en alliant expérience – Cocu, Reiziger – avec de la jeunesse et du talent – Farfan, Beasley, Koné. Alors si le club batave n'a pas la renommée d'un Milan AC ou d'un Chelsea, si beaucoup voient en Lyon le favori logique de cette confrontation, et si enfin, Guus Hiddink affirme que l'année dernière, «c'était du 50/50. Aujourd'hui, ce sera plus du 60/40» , le PSV n'a pas encore dit son dernier mot. Le sélectionneur de l'équipe nationale d'Australie a en effet un élément décisif dans sa manche, un certain Jefferson Farfan, déjà auteur de 17 buts cette saison en 23 matchs en championnat. Il pourra également compter sur son international ivoirien Arouna Koné, revenu de la CAN. Celui-ci débutera sur le banc, tandis que l'international australien Jason Culina jouera en lieu et place de l'Américain DaMarcus Beasley.

«Le mot revanche ? J'en ai horreur ! Je vais d'ailleurs lutter contre cet état d'esprit. Quand vous voulez prendre une revanche, vous n'êtes pas bon. Il faut au contraire chercher plus à se fermer, à se surpasser par rapport à nous-mêmes plutôt que de prouver quoi que ce soit à l'adversaire» . Tels sont les propos de Gérard Houllier publiés dans l'hebdomadaire Sport. Et l'entraîneur rhodanien a raison. Pour bien jouer ce huitième de finale ô combien importantissime – Jean-Michel Aulas ne rêve-t-il pas d'une finale de Ligue des Champions pour Lyon au Stade de France ? – pour l'OL, les Lyonnais doivent oublier l'élimination aux tirs au but de l'an passé et considérer cette rencontre comme un tout autre match. «Mon objectif, c'est que l'équipe s'exprime au mieux, je sais par expérience que l'on est meilleur quand on n'a pas l'idée de revanche dans la tête et que l'on joue pour quelque chose et non contre» , confie-t-il également sur le site officiel du club rhodanien. L'essentiel est dit. Lyon, sans Réveillère, Monsoreau, Caçapa blessés mais avec Abidal, ne doit pas manquer le premier grand rendez-vous de son objectif européen.

Les faits marquants de la rencontre top^

- Tête de Vennegoor of Hesselink pas attaqué par la défense lyonnaise. Grégory Coupet, au prix d'une parade exceptionnelle, écarte le danger (1').

- Lamey, le long de son flanc droit, rate son contrôle ce qui profite à Sidney Govou, au pressing. Le Lyonnais rate son duel face à Gomes, bien sorti à sa rencontre (7').

- Coup franc pour le PSV tiré par Alex. Sa lourde frappe rebondit sur la barre transversale de Grégory Coupet avant de sortir (15').

- Culina se remet sur son pied gauche et centre pour Vennegoor of Hesselink. Sa tête piquée passe de peu à côté du poteau droit lyonnais (40').

- Mamadou Diarra hérite d'un ballon aux vingt-mètres. L'international malien frappe au but. Son tir prend la direction de la lucarne mais Gomes repousse comme il peut le danger (55').

- Corner lyonnais côté gauche. Tête de Carew. Gomes rate sa sortie et c'est Ibrahim Afellay qui sauve sur sa ligne. Mamadou Diarra est victime ensuite d'une faute d'Aissati. Mr Vassaras ne bronche pas (59').

- Coup franc de Juninho aux vingt-cinq mètres légèrement excentré sur la droite. La frappe du Brésilien lobe le mur batave et trompe Gomes. Ouverture du score pour l'OL (65', 0-1).

- Tiago récupère un ballon dans l'axe et sert Fred. Le tir du Brésilien est repoussé du poing en corner par Gomes (71').

- Le ballon traîne dans la surface lyonnaise. Arouna Koné le récupère et frappe. Son tir s'écrase sur le poteau droit de Grégory Coupet (89').

La prestation du PSV top^

L'Australien Jason Culina au lieu de DaMarcus Beasley, Jefferson Farfan dans l'axe : voilà des changements tactiques qui ont permis à Guus Hiddink de perturber pendant très longtemps l'arrière-garde lyonnaise. Le PSV a livré une première période de haute volée, prenant très vite les commandes de la rencontre, titillant la barre transversale d'ailleurs de Grégory Coupet dans le quart d'heure de jeu. Mais en Ligue des Champions, il faut marquer des buts, une règle encore plus importante lorsque l'on reçoit au match aller. Une tâche dont les Bataves n'ont pu s'acquitter. En effet, ni Vennegoor of Hesselink, ni Arouna Koné n'ont réussi à tromper Coupet. Et finalement, c'est Lyon qui quitte le Philips Stadion avec la victoire. Une contre-performance pour un PSV qui a connu face à Lyon «le soir des premières» : premier but encaissé cette saison à domicile en C1 et premier revers à la maison dans cette même épreuve.

Beaucoup d'approximations de la part de Gomes. Une sortie ratée notamment (59') et une faute de mains sur le but de Juninho (65'). Alex a largement remporté le duel qui l'opposait à John Carew. Moins tranchant en revanche face à Fred. Un match à oublier pour Michael Lamey, complètement hors-sujet. Très bonne prestation de l'entrejeu batave, guidé par l'expérimenté Cocu. Timmy Simons a brillé par ses petits coups et ses fautes inutiles. Ibrahim Afellay a réalisé une prestation prometteuse. Il a eu des occasions, deux très exactement, et de la tête, son point fort. Mais Vennegoor of Hesselink n'a pas trouvé le cadre (1'et 40'), tout comme Aruna Koné, entré en fin de match (89'). Quelques dribbles, une bonne conservation de balle : c'est à peu près tout ce qu'il faut retenir de la performance de Jefferson Farfan. Le meilleur buteur du PSV en C1 cette saison (2 buts) a été bien contrôlé par la paire Abidal-Müller.

La prestation de Lyon top^

Retrouvailles difficiles de l'Olympique Lyonnais avec le PSV. Les joueurs de Gérard Houllier ont du attendre la deuxième mi-temps pour véritablement porter le danger sur le but de Gomes. En effet, les Rhodaniens ont souffert dans l'entrejeu durant les 45 premières minutes. Physiquement notamment, aussi bien au sol que dans les airs. Mais l'entrée de Sylvain Wiltord d'abord, puis celle de Fred ensuite a permis aux Lyonnais d'inquiéter la formation batave. Finalement, c'est sur un coup de pied arrêté – un coup franc - signé Juninho qui a mis Lyon sur les bons rails de la qualification pour les quarts de finale de la C1. La suite, après l'expulsion de Sidney Govou, n'est qu'un concentré de courage et de solidarité de la part des Gones.

Grégory Coupet a brillé ce soir. Impérial devant Vennegoor of Hesselink (1'). Suppléé tout de même par sa transversale (15') et son poteau (89'). Bon match de François Clerc (comme d'habitude ?). Une belle présence défensive et toujours d'intéressantes solutions offensives à proposer. Cris blessé, Eric Abidal a formé avec Patrick Müller une charnière centrale solide et attentive. Dans l'ensemble, si le cas Farfan a été contrôlé, le jeu de tête de Vennegoor of Hesselink leur a posé pas mal de problèmes. Un peu brouillon à son poste habituel de milieu gauche, c'est en tant que latéral que Florent Malouda a réussi son match. Tiago et Diarra ont profité de la redistribution tactique mise en place par Gérard Houllier à la pause pour prendre leurs marques dans l'entrejeu. Un coup franc, un but (65') et voilà Juninho qui délivre les siens, une réalisation qui efface une prestation plutôt moyenne du Brésilien. Expulsé après avoir reçu deux cartons jaunes, Sidney Govou a lui, en revanche, entaché une prestation intéressante. Soirée difficile pour John Carew. Peu d'espaces pour le géant norvégien, bien pris par Alex. Remplacé par Fred qui a failli doubler la mise (71').

Lyon quitte le Philips Stadion avec une courte mais importante victoire (0-1). Un succès acquis dans la douleur face à un PSV longtemps dominateur. Mais l'équipe de Gérard Houllier a démontré toute sa maturité tactique et mentale face au numéro 1 batave. Il faudra confirmer tout cela dans quinze jours pour accéder aux quarts de finale de la C1.


PSV – Lyon : 0-1 (0-0)
Stade : Philips Stadion
Arbitre : Mr Vassaras
Buts : Juninho (65')

Avertissements : Juninho (13'), Diarra (42'), Govou (66'), Wiltord (86')
Expulsion : Govou (80')

Les équipes :

PSV : Gomes – Reiziger, Alex, Ooijer, Lamey – Afellay (Koné, 73'), Simons, Cocu – Culina (Aissati, 54'), Vennegoor of Hesselink, Farfan.

Lyon : Coupet – Clerc, Cris (Wiltord, 46'), Müller, Abidal – Govou, Tiago, Diarra, Juninho, Malouda – Carew (Fred, 63').
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# Posté le jeudi 23 février 2006 15:02